Vague de luttes en Iran

5 août, 2020 · Actualité> Asie> Iran

La montée de grèves que nous détectons dans le monde entier atteint maintenant l’Iran, où depuis décembre 2017, au moins trois vagues de lutte ont eu lieu.

Les travailleurs iraniens sont de nouveau mobilisés. Au cours du mois dernier, des grèves ont eu lieu dans les services municipaux, une mine à Kerman et dans des hôpitaux. Le phénomène est en augmentation depuis la grève de la semaine dernière au champ pétrolier de North Azadegan qui a servi de prologue à l’entrée en lutte de six raffineries et d’un champ pétrolier à Abadan et dans la région de Perse. Les ouvriers de l’usine de machines lourdes Hepco se sont également joints à la vague de grèves. Ce mercredi 5 août il y a dejà 16 entreprises pétrochimiques en grève.

Les travailleurs exigent le paiement des arriérés de salaire, des conditions de travail minimales et une réduction du temps de travail. Actuellement, ils doivent travailler à une température de 50º C. Il y a moins d’une semaine, un travailleur est mort d’épuisement dû à la chaleur dans une usine pétrochimique. Un autre s’est suicidé à cause du refus de l’entreprise de payer les arriérés. Dans cet environnement déjà chargé, les menaces de licenciement ont été l’étincelle qui a précipité les luttes. Depuis lors, de nouveaux lieux de travail ont rejoint le mouvement. Et les manifestations des travailleurs vers et depuis les champs et les zones industrielles prennent une ampleur massive.

Assemblée des chauffeurs de bus en grève à Urmia.

Il n’y a pas que les travailleurs du pétrole et les régions qui ont une industrie des hydrocarbures. Le lundi, à l’autre bout du pays, une grève des chauffeurs de bus s’est déclenchée à Urmia et la grève de Haft Tappeh a atteint son 50ème jour.

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